Catégories Orthographe

Verbes défectifs, leur usage et les exceptions


les verbes défectifs

La langue française comporte un certain nombre de verbes particuliers, nommés verbes défectifs.
Il s’agit de verbes qui ne se conjuguent qu’à certains temps ou à certaines personnes ou encore à certains modes.
Beaucoup d’entre eux sont rarement usités et appartiennent au langage soutenu, comme : « gésir », « seoir » ou « ouïr ».

  • Mais d’autres sont employés dans la vie de tous les jours, par exemple : falloir, éclore, issir, béer, transir et soustraire.

Il est important de connaître le fonctionnement particulier de ces verbes afin d’éviter les fautes et les barbarismes. 

La météo des verbes

De nombreux verbes défectifs ne se conjuguent qu’à une seule personne et parmi eux, tous ceux qui concernent le temps qu’il fait. « Pleuvoir », « neiger », « brouillasser », « grêler » et « venter », ne se conjuguent ainsi qu’à la troisième personne du singulier. En effet, on ne peut jamais écrire « nous neigeons », par exemple.

Seule petite exception à cette règle : « pleuvoir », quand il est pris au sens imagé, peut se conjuguer à la troisième personne du pluriel, quand on dit « les coups pleuvent ». En revanche, ces verbes se conjuguent à tous les temps (hormis l’impératif).

 Un autre verbe très courant n’est employé qu’avec le pronom « il », c’est « falloir ». En effet, il n’apparaît que sous la forme , « il faut », déclinée à tous les temps, sauf sous la forme impérative.

Les verbes plus rares ou recherchés

Verbes défectifs, verbes rares et verbes presque disparus

D’autres verbes défectifs sont moins connus et appartiennent à des domaines bien spécifiques. Ainsi, il n’est pas rare de voir écrit « chasse à court » sous la plume de rédacteurs peu attentifs. En réalité, la forme exacte est « chasse à courre », où « courre » est un verbe défectif uniquement utilisé dans cette expression et qui découle de l’ancienne forme de « courir ».

D’autres verbes rares ne tolèrent que l’infinitif :

  • « Ester », uniquement utilisé en droit et qui veut dire « intenter une action en justice » ;
  • « Quérir », qui ne survit que dans l’expression « aller quérir quelqu’un ou quelque chose », et qui a la même signification que « chercher ».

Au hasard de vos lectures, vous pourrez trouver d’autres verbes ne s’employant qu’à l’infinitif.

Quelques verbes défectifs presque disparus

Ce sont des verbes qui ne survivent que dans quelques expressions : « ouïr » (synonyme d’entendre) ne s’emploie plus que par le substantif qui en dérive (l’ouïe). « gésir » (être étendu au sol) n’est plus guère employé que dans l’expression « ci-gît » et, très rarement au présent, à l’imparfait et au participe présent, avec « gisant ».

Beaucoup de verbes défectifs résultent de l’arrêt de leur usage, qui les a peu à peu rendus obsolètes. Par exemple : chaloir et occire. Ils sont dans le langage, l’équivalent des « fossiles vivants » dans la zoologie, mais leur usage approprié et raisonné peut apporter une touche de raffinement à vos textes. 

Recevez mon infolettre 2 à 3 fois par mois

Signup now and receive an email once I publish new content.

I agree to have my personal information transfered to MailChimp ( more information )

Je n'aime pas le spam et vous non plus ! Votre adresse est bien gardée.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire