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Signes auxiliaires : tréma, cédille, apostrophe


signes auxiliaires tréma cédille et apostrophe

Poursuivons notre tour d’horizon des signes auxiliaires, après avoir passé en revue les accents (grave, aiguë et circonflexe).

Les autres signes auxiliaires

En plus des accents, la langue française comporte d’autres signes auxiliaires importants, parmi lesquels le tréma, la cédille, le trait d’union… Tout comme les signes d’accentuation, ils ont une grande importance pour la bonne orthographe et pour la bonne accentuation de notre langue. 

Le tréma

Le tréma, ces deux petits points qui surmontent les voyelles, a pour utilité de signaler que deux voyelles qui se suivent, doivent être prononcées séparément. Par exemple : « Noël », « exiguïté », « suraiguë », « ciguë », qui autrement se prononceraient « suraigue », « cigue », etc.

Certains mots pourtant s’écrivent sans tréma, mais les voyelles consécutives, qui les composent, doivent aussi se prononcer de façon séparée : « kaléidoscope », « athéisme », « cunéiforme », par exemple. Cependant, ils constituent des exceptions. Cela s’explique par le fait que leur « e » est déjà accentué. C’est aussi le cas pour « goéland » ou « poésie », par exemple.

La cédille

La lettre « c » se prononce comme le son « k » dur, quand elle est suivie d’une voyelle « a » « u » ou « o ». Pour orthographier certains mots qui demandent le son « ss », on doit donc ajouter une cédille au « c ». Ce petit signe (que l’on appelle « signe diacritique ») est apparu dans les manuscrits dès le neuvième siècle et dès le début de l’imprimerie.

Le terme est d’origine espagnole et signifie « petit z ». On utilise toujours la cédille pour obtenir le son « ss », sauf devant certains mots savants rarement employés, comme cœlacanthe et la fameuse locution latine « et cætera », qu’il est préférable d’écrire sous sa forme abrégée « etc. ».  

Pour les mêmes raisons de prononciation, il faut veiller à placer un « ç » dans les verbes qui se terminent par « cer », comme « avancer » ou « placer », quand leur terminaison conjuguée comporte un « a », sinon le son deviendrait un « k ».

Le trait d’union

Ce trait ‒ qui n’est pas un tiret relie deux mots et sert à l’écriture des mots composés. En typographie, il faut veiller à ce que la mise en page ne coupe pas ces mots, aussi est-il recommandé d’utiliser un caractère particulier nommé « le trait d’union insécable ». On peut dire que ce signe est le ciment indispensable qui unit deux mots pour en former un troisième, de sens différent, comme dans « garde-chasse » ou « abat-jour ».

L’apostrophe

Souvent négligée, l’apostrophe est un signe qui dénote l’élision d’une lettre, lorsque pour des raisons d’euphonie, on supprime un « a » ou un « e » d’un article. Au lieu de dire ou d’écrire « la humanité », on élide le « a » pour obtenir « l’humanité », plus harmonieuse à l’oreille (et non pas « la oreille » !) et plus facile à prononcer.
Enfin, quelques mots composés comportent une apostrophe au lieu d’un trait d’union, comme « presqu’île ».

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