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Science-Fiction et mondes futurs


la science fiction

Parmi les genres littéraires récents, la Science-Fiction (en abrégé : SF) est sans doute un de ceux qui correspondent le mieux à notre époque, tournée vers le matérialisme technologique et la foi constante dans le progrès et la nouveauté, considérés comme le bien en soi.

Tournée essentiellement vers le futur, la Science-fiction a eu, dès son origine, le mérite d’interroger le lecteur sur sa conception de l’avenir et du monde tel qu’il sera dans le futur, mais aussi sur les dangers de la science et de la technologie. Genre bien ancré dans la civilisation actuelle, la SF se développe dans tous les médias : la littérature bien sûr, mais aussi le cinéma, qui lui doit ses plus gros succès, le jeu vidéo, la bande dessinée, les séries télévisées et tous les nouveaux moyens de communication.

La Science-Fiction : définition et historique

La science-fiction est souvent assimilée à deux autres genres « cousins » : la fantasy et le fantastique. Cependant, on doit la distinguer en notant qu’elle ne fait intervenir ni le surnaturel – commun dans le fantastique – ni la magie comme dans la fantasy. La SF repose plutôt sur les dernières avancées de la science et de la technologie, et s’appuie donc surtout sur un positivisme et une rationalité qui s’expliquent sans doute par l’époque où elle est née.

En effet, la science-fiction est apparue vers la fin du XIXe siècle, en Europe. Cette période riche en bouleversements et en découvertes scientifiques suscita l’apparition de récits mettant en scène les innovations liées à la révolution industrielle.

La science-fiction est un genre spéculatif, basé sur des hypothèses concernant le futur de nos sociétés (dans l’anticipation) ou encore sur ce qui se serait passé, si des événements historiques anciens avaient été modifiés (dans l’uchronie et les histoires de mondes parallèles). C’est le seul genre littéraire qui accorde davantage d’importance à l’évolution des sciences qu’à la psychologie des personnages, et c’est souvent ce que la critique française lui reproche.

En effet, la Science-Fiction s’appuie beaucoup sur les données scientifiques, en extrapolant l’état descience-fiction-extraterrestres connaissances actuelles aux mondes futurs, en poussant à leur paroxysme les évolutions technologiques qui modifient les conditions de vie de l’humanité tout entière. Cette tendance peut rebuter certains lecteurs, qui redoutent d’avoir affaire à de longs exposés techniques, ce qui est parfois le cas dans le sous-genre baptisé « hard-science ».

Cependant, la plupart du temps, la science et l’anticipation ne sont qu’un prétexte pour parler du présent et pour pointer du doigt les dérives de nos sociétés : le « Meilleur des mondes » d’Huxley et « 1984 » d’Orwell sont les exemples les plus frappants. Jules Verne en France et Herbert Georges Wells en Angleterre sont considérés comme les pères fondateurs du genre « anticipation scientifique », mais c’est surtout aux États-Unis qu’il s’est développé.

L’âge d’or de la SF est communément situé entre les deux guerres mondiales, avec l’émergence de nombreux magazines spécialisés et l’apparition d’auteurs considérés comme de grands maîtres : Isaac Asimov, Robert Heinlein, Ray Bradbury, Franck Herbert, etc. Cependant, la science-fiction est parfois tombée dans des travers qui l’ont longtemps remisée au rang de sous-littérature pour public peu cultivé.

L’abondance de la demande a incité les éditeurs à publier des récits peu achevés d’un point de vue littéraire, où la science véritable disparaissait sous le clinquant d’un scientisme mal compris, et où l’aventure spatiale prenait des allures de « westerns galactiques », avec des extraterrestres improbables et systématiquement hostiles, en lieu et place des traditionnels « Amérindiens ».

Depuis, le genre a connu de nombreuses crises, des conflits entre différentes écoles et un éclatement dans une multitude de sous-genres.

Un terme générique couvrant une réalité multiple

La science-fiction n’est donc pas une et indivisible. Il faudrait des pages entières pour établir la liste des sous-genres qui la composent et pour les définir précisément. Il suffit en quelques mots de dire que la SF ne se résume pas qu’à des explorations spatiales et à des conflits galactiques, ou à de pénibles dissertations pseudo-scientifiques.

  • Elle peut être parfois poétique, comme avec Bradbury, comme une métaphore désabusée de nos propres travers.
  • Elle peut également être pleine d’humour et de fantaisie, comme avec le grand maître de la nouvelle ultra-courte, Fredric Brown.
  • Elle inclut souvent aussi des éléments issus d’autres genres, comme le policier, en ce cas, elle est souvent une transposition futuriste ou exotique de thèmes classiques du « polar ».
  • Dans le cas des romans uchroniques ou de mondes parallèles, elle est aussi l’occasion de spéculer sur le sens de l’Histoire, et de montrer de façon romancée et distrayante que le destin de l’humanité tient parfois à des détails dérisoires. Car la force et l’intérêt de la SF résident surtout dans les interrogations qu’elle pose à ses lecteurs : « et si ? ». Ces deux petits mots magiques… Cette question qui conduit à l’émerveillement, mais aussi à l’angoisse et est toute la base de la littérature de spéculation.

En une époque troublée où les interrogations se multiplient, il y a fort à parier que la littérature de science-fiction a encore un bel avenir devant elle, et qu’elle n’a pas fini de faire rêver les générations futures.

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