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Explorons quelques nuances et subtilités du langage français


la langue française et ses subtilités

Le français a la réputation d’être une langue qui comporte de nombreuses nuances et subtilités.

Les nuances du langage français

Il est important pour un rédacteur ou un écrivain de bien les connaître, pour faire passer l’intégralité de son message et pour lever toutes les ambiguïtés qui pourraient entraver la compréhension d’un texte.

Quelques exemples

On entend souvent dans le langage parlé, les deux verbes « amener » et « apporter » employés avec le même sens. Pourtant, il faut bien savoir que dans le français correct et soutenu, ils ont des fonctions différentes.

En effet, on devrait utiliser exclusivement « amener » et « emmener » quand il s’agit de personnes ou d’êtres vivants, alors que « apporter » ou « emporter » sont deux verbes qui concernent les objets inanimés. On doit donc dire ou écrire : « j’ai amené mon frère au cinéma » et : « j’ai apporté des livres ».

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Autre règle assez méconnue, la différence entre « persuader » et « convaincre ». La nuance entre ces deux mots est assez subtile, mais elle existe cependant. À première vue, ces deux verbes ont des significations tellement proches qu’ils sont considérés comme synonymes. Ils veulent dire tous les deux : amener quelqu’un à reconnaître la vérité d’une proposition.

Pourtant, « persuader » est un verbe qui joue sur le registre des émotions, du non rationnel, alors que « convaincre » se situe au niveau de l’intelligence rationnelle, sur le raisonnement froid et intellectuel.

On peut dire que la persuasion fait appel au pathétique, à l’instinct et au ressenti, alors que la conviction est un phénomène qui joue sur l’argumentation logique. L’emploi de « convaincre » devrait donc être réservé aux opinions se basant sur un argumentaire étayé, par exemple, sur des faits scientifiques ; alors que « persuader » s’emploierait davantage avec des ressentis et des émotions.

D’autres nuances

« Entendre » et « écouter » sont aussi des verbes qui semblent si proches, qu’ils sont souvent utilisés de façon égale. Pourtant, ils présentent des différences de taille. En effet, « entendre » signifie percevoir involontairement, par exemple, on entend du bruit ou de la musique. À l’inverse, dans « écouter », il y a l’idée de percevoir les sons de façon volontaire, intentionnelle. Ainsi, il est plus juste de dire que l’on entend le vacarme de la rue et que l’on va, de manière de façon tout à fait consciente et volontaire, écouter une conférence ou le concert d’un artiste.

Enfin, il faut se méfier dans l’emploi de « attention » et « intention ». « À l’attention de » est employé dans un courrier – souvent administratif – pour désigner la personne à qui l’on s’adresse. « À l’intention de » signifie que le rédacteur poursuit un objectif précis envers son interlocuteur, comme dans « il a composé ce poème à l’intention de sa fiancée ».

Grâce à toutes ces petites nuances, un rédacteur ou un écrivain consciencieux peut faire comprendre à ses lecteurs, toutes les subtilités de sa pensée. C’est pourquoi il est important de faire très attention au vocabulaire employé.

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