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Les anglicismes, un langage à éviter


anglicismes à éviter

Ces anglicismes qui peuvent parfois gâcher vos écrits

C’est un fait connu : la langue anglaise est le langage universel, et la culture américaine s’est répandue sur toute la surface de la planète.

Mais est-il vraiment nécessaire de truffer ses textes de mots et d’expressions anglo-saxons ?

Les calques sur la langue anglaise

Une des principales formes d’anglicisme est le calque, c’est-à-dire une expression anglaise traduite mot à mot et transposée en français. De la sorte, on entend dans le milieu de l’entreprise qu’untel est « en charge » de tel service. C’est de manière claire, la traduction de la locution anglaise « in charge of ». L’expression française correcte est « chargé de ».

On lit aussi les termes : « initier » (directement traduit de « to initiate ») dans le sens de « débuter, entreprendre », alors qu’en bon français le verbe initier signifie davantage « apprendre à quelqu’un les secrets, la pratique de quelque chose : un sport, une discipline, un art ». Le problème dans ce cas est qu’en français « initier » est un verbe transitif, autrement dit, on « initie à », alors que la nouvelle acception veut que l’on initie quelque chose : le sens initial du mot en est changé, et il est recommandé de bannir cet usage.

les anglicismes à bannir, utiliser les expressions françaises, dans un langage français correctAller et retour par-dessus la Manche

De par notre histoire commune tumultueuse, l’Angleterre et la France n’ont cessé d’échanger, des mots et des expressions qui sont passés d’une langue à l’autre. Si l’on se plaint aujourd’hui des anglicismes, les Britanniques pourraient déplorer la présence d’anciens gallicismes dans leur langage.

  • Ainsi, le tennis, sport que l’on pourrait croire venu d’outre-Manche, tient son origine du vieux jeu de paume et son nom de « tenez », mot français qui avertissait l’adversaire quand on engageait la balle.
  • De même concernant les animaux de boucherie, l’anglais utilise des mots français à peine déformés pour désigner le porc (pork), le bœuf, (beef) ou le mouton (mutton), alors qu’il utilise les vocables saxons pour les bêtes vivantes : pig, ox ou sheep.
  • Cette dernière anecdote remonte à 1066 : lors de l’invasion de l’Angleterre par le Duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, importa le français à la cour de Londres.

Des corps de métiers plus concernés que d’autres

Les progrès et la présence toujours plus évidente de l’informatique dans notre vie quotidienne, la prépondérance des firmes américaines dans ce domaine, font que l’anglais tient une place prépondérante dans le langage qui s’y rapporte. On parle de software et de hardware, de logiciels et d’e-mails…

Certaines autorités, au Canada francophone et en France, ont tenté de lutter contre cette invasion linguistique, en essayant d’imposer l’usage de mots nouveaux pour remplacer les anglicismes. Ainsi, on devrait écrire des courriels, les Spams devraient être nommés des « pourriels » (courriers pourris), et le web devient la toile.

Écrire un texte compréhensible par tous exige : d’éviter autant que possible l’usage d’anglicismes trop fréquent, surtout s’il existe des équivalents connus en français. Cependant, l’époque exige aussi l’utilisation de termes techniques anglais qui n’ont pas de traduction précise.

Comme souvent, c’est l’usage, un bon dictionnaire et un peu de bon sens qui décideront si vous devez utiliser un anglicisme ou un terme plus français. 

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