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Le roman, une forme littéraire dynamique


lire un roman pour s'instruire ou pour le plaisir

Toute personne qui écrit des textes informatifs, à titre professionnel ou pour le plaisir, acquiert de l’expérience, de l’aisance dans l’écriture et des connaissances de plus en plus variées dans un grand nombre de domaines. Aussi, il est normal et fréquent que ces personnes soient tentées, un jour ou l’autre, de se lancer dans l’écriture de fiction romanesque.

Le genre romanesque

Nous connaissons tous des gens qui ont déclaré qu’ils allaient « écrire un roman ». Parmi eux, bien peu sont parvenus à achever ce travail, et encore moins ont franchi l’étape de la véritable édition. Dans une série d’articles, nous allons préciser quelques notions sur l’écriture de fiction, tout en restant conscients qu’il n’existe aucune recette miracle pour produire une œuvre publiable.

Le roman

le roman, definition et genreLe terme même de « roman » n’existe que depuis le XVIIIe siècle. On peut donc dire qu’il s’agit d’une invention récente par rapport à l’histoire de la littérature. Cependant, le roman existait avant de porter un nom, ne serait-ce que sous la forme des « romans de chevalerie » du Moyen-Âge.

Avant la publication des premiers romans, il existait donc bien entendu des textes décrivant des histoires fictives, mais ils étaient plutôt du domaine du conte, alors qu’une des premières définitions du roman est d’être vraisemblable. C’est pourquoi certains analystes excluent du domaine romanesque proprement dit certains récits médiévaux, encore entachés de merveilleux et d’irrationnels.

Cependant, on pourrait objecter que toute une catégorie de romans décrit des événements hors de la réalité, par exemple les œuvres fantastiques ou de science-fiction. Il sera simplement répondu que le caractère de vraisemblance doit être considéré, comme envisagé dans le cadre de référence déterminé par l’auteur : ainsi, si l’écrivain d’un roman d’anticipation place son récit au trentième siècle, son roman doit être vraisemblable à l’intérieur de ce postulat, et pas par rapport à nos connaissances contemporaines.

Nous reviendrons sur ces points lorsqu’il sera question des littératures de genre et de notions telles que la « suspension consentie de l’incrédulité ». Enfin, contrairement à la poésie, le roman est obligatoirement écrit en prose. Il se distingue donc ainsi nettement des épopées rimées dont il découle.

De la fiction, et seulement de la fiction

Ce qui différencie et caractérise le roman est aussi qu’il doit présenter uniquement de la fiction. Le récit de la vie d’un personnage existant ou ayant existé est une biographie. L’histoire de l’auteur est une autobiographie, mais l’ouvrage qui relate l’existence et les péripéties de personnages n’ayant jamais existé est un roman. On parle pourtant de roman autobiographique quand l’auteur présente son récit comme la véritable histoire du personnage principal, mais il ne s’agit que d’un artifice du romancier pour donner davantage de réalisme à son œuvre de fiction.

De nombreux romans classiques utilisent cette méthode pour renforcer l’impression de vécu, suscitée par leur récit : « Gil Blas de Santillane », par exemple ou bien « Robinson Crusoë ». Ils utilisent la narration à la première personne et l’habileté de leurs auteurs consiste à laisser planer le doute sur l’authenticité des épisodes décrits.

De nos jours, de nombreux écrivains produisent des romans dits « d’autofiction », narrant de façon plus ou moins fidèle des épisodes de leur vie, mais il s’agit malgré tout de livres de fiction, car ces écrivains ne se sentent en aucune manière tenus de suivre de façon systématique la véracité des faits évoqués. Cependant, il est bien entendu que l’auteur d’une œuvre littéraire met forcément un peu de sa vie et de son vécu dans son écriture. C’est même souvent ce qui transmet de l’émotion et de l’authenticité au lecteur.

Une œuvre de longue haleine

Une autre caractéristique du roman est d’être un ouvrage d’une certaine longueur, dont le récit peut se dérouler sur un nombre considérable d’années, voire de siècles. Il est communément admis – sans qu’il s’agisse d’une règle absolue – qu’on parle de roman à partir de deux cents pages. Des écrits plus courts sont des nouvelles ou des novellas, qui feront l’objet d’autres articles bientôt. Malgré tout, certains romans sont parfois très courts et portent cette appellation, comme « Candide » de Voltaire, par exemple.

Mais en général, un roman en tant que tel comporte plusieurs centaines de pages, car ce genre consiste à présenter des récits de longue haleine. « La Guerre et la Paix » de Léon Tolstoï représente plus de deux mille pages en édition de poche, « Le Seigneur des Anneaux » de Tolkien (divisé en trois tomes pour des raisons éditoriales, mais formant un unique roman), plus de mille deux cents pages…

Enfin, il existe diverses catégories de romans selon le genre abordé. En plus du roman « classique », on parle donc souvent de « roman historique », de « roman policier », de « roman d’apprentissage ». Un cas particulier est le roman épistolaire, qui se présente comme un échange de lettres entre les différents protagonistes, dans lequel, l’action progresse uniquement par les descriptions contenues dans la correspondance fictive inventée par l’auteur.

En conclusion, le roman est une forme littéraire dynamique, sûrement la plus populaire dans notre pays, mais en donner une définition trop stricte serait trop restrictif. Le roman est vivant, il évolue comme toute forme de création artistique et il existe de nombreuses exceptions qui viennent confirmer les règles trop rigides édictées par la critique.

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