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Langage relâché un style à éviter


langage relâché un style à ne pas privilégier

Le langage relâché n’avantage pas vos propos. Parce que, d’une part, ils peuvent être mal interprétés et de ce fait, induire le lecteur en erreur, et d’autre part, ceux-ci peuvent paraître ridicules.

Comment le langage relâché peut-il nuire à vos écrits ?

Certains pensent qu’écrire comme l’on parle est un signe de simplicité et de fluidité, et que ce style permet à tout un chacun de comprendre parfaitement ce que signifie le texte. 

C’est une mauvaise idée. D’abord, parce que l’auteur, qu’il s’agisse d’un article de blogue ou d’un texte de presse, doit faire confiance à ses lecteurs. Donc il doit partir du principe que le lectorat est au moins aussi cultivé que lui. Ensuite, parce qu’un langage relâché n’est pas synonyme d’accessibilité, bien au contraire.

Ne pas négliger les négations

De plus en plus souvent, on constate que les négations sont mal utilisées à l’écrit.

Ainsi, on peut lire « je n’aime cette personne », ou « je n’ai lu ce livre ». Il s’agit évidemment de langage relâché, d’une négligence grave, car elle rend le discours confus et susceptible de mauvaise interprétation.

le langage relâché à éviter, les expressions inventées et écire en bon français

Petit rappel : une phrase négative se construit avec « ne… pas » ou toute autre variante, comme « ne… jamais » par exemple. Écrire « je n’aime pas cette personne » ou bien « je n’ai jamais lu ce livre » n’est pas plus compliqué, et apporte plus de précision à votre phrase.

Dites-vous bien que parfois, un lecteur pressé ou peu attentif pourrait interpréter votre phrase fautive, comme ayant un sens inverse à celui que vous vouliez lui donner. Si vous écrivez ˗ avec négligence, en langage relâché, ˗ « il n’a travaillé son texte », le lecteur peut omettre le petit « n’ », et penser que le texte a été travaillé, c’est-à-dire l’exact contraire de l’idée que vous vouliez exprimer.

Être ou ne pas être…

Une autre expression fautive et assez agaçante, qui est très souvent employée à l’oral et désormais à l’écrit : c’est « je ne suis pas… », pour exprimer une préférence ou un dégoût. On entend – et lit parfois – : « je ne suis pas desserts », pour exprimer le peu d’attirance pour les mets sucrés, ou « je suis plutôt roman policier », pour signifier que les goûts du locuteur vont vers ce genre littéraire. Cette expression « inventée » a les faveurs du grand public, mais elle est parfaitement absurde.

De plus, elle peut donner lieu à des interprétations amenant une sorte de comique involontaire : imaginez une convive s’exclamant, lors d’un repas de famille : « Non merci, je ne suis pas dinde ! » Nul doute que l’assistance risque de penser le contraire ! Pourquoi ne pas écrire en bon français : « je n’aime pas les desserts » ou bien « je préfère lire des romans policiers » ?

Ne pas céder aux modes

À notre époque de communication instantanée par Internet, les modes de langage se créent et se défont à une vitesse croissante. Il vaut mieux éviter d’adhérer à ces engouements passagers en ce qui concerne le langage écrit, parce qu’au final, quand les expressions inventées et « branchées » seront devenues obsolètes, ne resteront lisibles que les textes rédigés dans un langage soutenu  !

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