Catégories Orthographe

Quelques expressions avec le loup et le renard


loup et renard expressions

En furetant dans les dictionnaires et parfois même dans les anciens almanachs, on se rend compte que la nature a toujours été à la source de nombreuses expressions.

D’autres expressions amusantes et leurs explications

Nos ancêtres, qui passaient beaucoup de temps aux travaux des champs, ont ainsi créé des proverbes et des locutions encore utilisés de nos jours, même si parfois leurs origines peuvent sembler obscures.

Les animaux sauvages et le plus redouté d’entre eux

Après les animaux domestiques, la faune commune de France fut de tout temps une source d’inspiration pour ce que l’on nomme la « sagesse populaire ». On retrouve encore trace de ces animaux sauvages dans notre langue, même si certaines espèces ont disparu de nos paysages ou bien se font très discrètes.

Quelques expressions amusantes avec le loup et le renardAinsi, le loup qui fut longtemps considéré comme une bête féroce et dangereuse, ce qui est largement exagéré, a donné naissance à de nombreuses expressions.
Ce grand prédateur, très intelligent et menant une vie sociale complexe, a l’habitude de se déplacer en meute, l’un derrière l’autre afin de limiter le nombre de pistes et d’être le plus discret possible.

Les gens croyaient que chaque loup (« leu », selon l’ancienne orthographe et prononciation) tenait la queue de celui qui le précédait afin de ne pas se perdre, d’où l’expression encore utilisée : « à la queue leu leu ».
Prudent et méfiant, le loup se déplace en toute discrétion, et c’est l’origine de « se déplacer à pas de loup ».

Considéré comme toujours affamé, le loup s’attaquait plus souvent aux troupeaux en hiver, quand les proies sauvages se faisaient plus rares et prudentes :

  • ainsi, quand il faisait « un froid de loup »,
  • les bergers angoissés pensaient à juste titre que « la faim fait sortir le loup du bois », avec « une faim de loup », bien entendu.

 Le loup est aussi la métaphore de certains traits de caractère humains :

  • « un jeune loup » est un personnage ambitieux, qui aspire peut-être à devenir « connu comme le loup blanc ».
  • Quand quelqu’un est imprudent et se précipite face au danger, on dit aussi qu’il « se jette dans la gueule du loup ».
  • Enfin, pour ne pas se faire remarquer,  par lâcheté ou par ambition, par conformisme social, certaines personnes « hurlent avec les loups », au lieu d’exprimer leur opinion personnelle.

 La persistance de ces expressions dans le langage courant, bien après l’éradication presque complète des grands prédateurs, montre bien à quel point cet animal sauvage a marqué l’inconscient collectif de nos ancêtres.

Le plus rusé des animaux

Symbole de malignité et de ruse, un autre canidé a alimenté l’imaginaire et donc le vocabulaire de nos aïeux. Même si les citadins n’en ont jamais vu en réalité, le renard est toujours abondant dans les campagnes, et il n’est pas rare d’en apercevoir à la nuit tombée le long des chemins.

  • Furtif, presque félin dans son allure, le renard ne s’est pas toujours nommé ainsi : avant que ne soit écrit le « Roman de Renart » aux alentours du XIIIe siècle, cet animal était nommé « goupil ».

 C’est le succès de ces contes et récits, mettant en scène le petit prédateur, qui a peu à peu substitué le prénom germanique « Renart », puis « Renard » à Goupil. En réalité, le renard est moins intelligent que le loup, mais dans les fables médiévales c’est le contraire : symbole du petit qui ne craint pas les grands, maître Renard dupe constamment le grand et puissant seigneur loup Ysengrin.

  • De nos jours, on dit encore « rusé comme un renard » pour désigner une personne pleine d’inventivité, mais aussi de méchanceté.
  • Au temps de la navigation à voile, le « renard » était le nom donné à un registre dans lequel étaient consignées toutes les circonstances du voyage.

D’autres proverbes concernent le gracieux canidé, qui soulignent tous sa prudence et sa ruse :

  • « un renard ne chasse pas près de son terrier » et « un bon renard ne prend pas les poules de son voisin ». Les deux locutions expriment l’idée qu’un voleur habile n’agit pas là où l’on peut le retrouver, à proximité de son lieu de résidence.

 Le renard fut aussi l’inspirateur d’un des plus fins fabulistes de notre littérature, Jean de la Fontaine , qui le mit en scène de nombreuses fois, toujours dans le rôle du voleur madré, cruel parfois, qui dupe le corbeau dans la fable la plus célèbre, mais aussi un bouc dans une autre historiette.

D’autres auteurs ont utilisé le rusé goupil : Collodi en fait un personnage corrupteur dans son « Pinocchio », alors qu’Antoine de Saint-Exupéry le montre sous un jour plus sympathique dans le « Petit Prince », où le renard se fait l’initiateur et le conseiller de l’enfant.

Pour le début de l’année prochaine, nous irons à nouveau nous promener dans les rayons de notre bibliothèque afin d’y récolter d’autres expressions concernant toujours la nature, et le temps qu’il fait.

Recevez mon infolettre 2 à 3 fois par mois

Signup now and receive an email once I publish new content.

I agree to have my personal information transfered to MailChimp ( more information )

Je n'aime pas le spam et vous non plus ! Votre adresse est bien gardée.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire