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Adages et proverbes liés au temps


Après les expressions avec le loup et le renard, poursuivons avec les proverbes et locutions liés au temps qu’il fait et celui qu’il fera.

Notre langue abonde d’expressions et de proverbes concernant le temps, dont certains sont assez connus et encore très souvent employés.

Avant que la télévision et ses présentateurs vedettes n’envahissent les foyers, les paysans étaient tributaires pour leurs semis et leurs récoltes de l’observation de la météo. Cette activité était indispensable pour obtenir le meilleur résultat possible.

D’ailleurs, « faire la pluie et le beau temps » est une locution encore employée fréquemment, pour désigner ceux qui ont tous les pouvoirs, c’est bien la preuve de l’importance de la météo dans la vie quotidienne. Mais souvent, ces expressions prenaient aussi une portée plus générale, plus philosophique : « après la pluie, le beau temps » en plus d’exprimer une évidence, signifie aussi que rien n’est éternel en ce monde, et qu’après des moments négatifs arrivent des jours plus heureux.

D’autres proverbes avec les animaux et la météo

En liaison avec nos articles précédents, il faut remarquer que les animaux sont souvent impliqués dans les adages concernant le temps qu’il fait. Ainsi, « une hirondelle ne fait pas le printemps » est une expression qui incite à la prudence : un seul signe avant-coureur ne veut pas dire qu’un événement va se produire, même s’il est espéré.

Pourtant, de toute éternité, le retour des oiseaux migrateurs annonce le retour de la belle saison. Car nos ancêtres avaient bien compris que les animaux sont particulièrement sensibles aux caprices du temps, et que leur observation permet d’anticiper le climat. Ainsi, les chats qui sont familiers de nos fermes depuis des siècles sont de véritables indicateurs pour la sagesse populaire. « Quand le chat se passe la patte derrière l’oreille, c’est signe de mauvais temps », disaient nos grands-mères.

Un autre proverbe d’origine québécoise affirme que la pupille des chats se dilate à marée basse, et se contracte quand la mer est remontée. A priori, ces expressions peuvent sembler absurdes, mais elles contiennent un fond de vérité : en effet, les petits félins, animaux frileux et détestant l’humidité, rentrent dans les maisons lorsqu’ils sentent approcher une averse, et s’y consacrent à leur toilette en attendant le retour du soleil.

Et il est scientifiquement prouvé que le renversement des marées influence la météo, donc la luminosité ambiante, et que celle-ci conditionne la taille des pupilles des chats ! Il ne s’agit donc pas seulement de superstitions, mais bien plutôt du résultat de l’observation de la nature ambiante qui a donné naissance à tous ces proverbes.

De même, l’activité des insectes et des animaux à sang froid est directement conditionnée par la température ambiante. Ainsi, dans diverses régions de France, on disait que « lorsque les crapauds chantent, le beau temps s’avance ».

Les oiseaux, annonciateurs des beaux jours

proverbes avec les oiseaux sur le temps qu'il faitDe tout temps, l’humanité a observé les oiseaux en espérant y voir des signes du futur. Les Romains accordaient une grande importance à leur vol, au point que certains généraux préféraient ajourner leurs manœuvres si les auspices étaient défavorables.
Il nous en est resté quelques proverbes et expressions : « quand siffle le merle, l’hiver est fini », par exemple. Il est vrai que le merle est silencieux pendant toute la durée des mauvais mois, et que le retour de son chant signifie que le printemps revient.
En fait, ces oiseaux espiègles et très actifs chantent pour attirer les femelles et pour délimiter leur territoire, et que le début de leur accouplement coïncide avec les derniers jours de grand froid.

À l’inverse, on dit toujours « un froid de canard », sans bien savoir pourquoi, la plupart du temps. Pourtant, cet adage s’explique par le fait que ces palmipèdes sont obligés de migrer lorsque les mares où ils vivent sont prises par les glaces, à la recherche de rivières encore libres. Les anciens avaient donc déduit qu’une abondance de canards présageait l’arrivée de fortes gelées.

« Un vent à décorner les bœufs » est une expression encore souvent employée, même si de moins en moins de gens ont l’occasion d’apercevoir des troupeaux dans les pâturages. Souvent, on croit qu’on parle d’un vent capable d’arracher les cornes des vaches, ce qui est impossible.
En fait, il n’en est rien : autrefois, il était de coutume de couper les cornes des bœufs pour éviter qu’ils ne se blessent entre eux. Cette opération causait parfois de petites hémorragies, et le sang répandu attirait les mouches et les taons, qui harcelaient le malheureux bétail. Les éleveurs choisissaient donc les jours de grand vent pour procéder, afin d’éviter l’afflux des insectes piqueurs.

Enfin, la pluie est essentielle pour les cultures, et a fourni un grand nombre de proverbes : « ne pas être né de la dernière pluie » signifie être quelqu’un d’avisé, de sage. Au contraire, un « Gribouille » désigne depuis le Moyen-Âge un personnage dépourvu de finesse, et il a donné lieu à l’expression : « il est comme Gribouille, qui se jette à l’eau de peur d’être mouillé par la pluie ». Cette locution signifie que, parfois, certains se créent de grosses difficultés en voulant éviter de petits problèmes…

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